Citoyen du monde

Malades à merci

Les conséquences de l’agent orange au Vietnam. Un autre « produit » made in Monsanto

Source : Le Figaro – le 14 novembre 2008 – Article de combat-monsanto.org

agent_orange_vietnam-3Le Vietnam envisage de se mettre à la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM), dans une première phase expérimentale qui pourrait déboucher sur une pratique à plus grande échelle après 2010, ont indiqué aujourd’hui des médias vietnamiens.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture Cao Duc Phat à l’Assemblée nationale cette semaine, selon l’Agence vietnamienne d’information (AVI).
Le gouvernement souhaiterait à terme cultiver du maïs, du coton et du soja transgéniques, selon le quotidien en ligne VietnamNet, qui cite des experts ayant assisté à un récent atelier sur les biotechnologies.
La controverse sur les OGM a encore été alimentée cette semaine par une étude de chercheurs autrichiens montrant que des souris nourries à un maïs transgénique pouvaient souffrir de problèmes de reproduction.
Les chercheurs ont précisé que leurs résultats étaient provisoires et ne pouvaient pas encore être « reportés sur l’être humain ». Mais des organisations de défense de l’environnement, dont Greenpeace, ont demandé l’interdiction immédiate du maïs en cause et de tous les OGM.


Des chercheurs pointent une responsabilité du FMI dans l’épidémie d’Ebola

Source: Le Monde.fr avec AFP – 22 décembre 2014

4544493_3_1914_les-exigences-du-fonds-monetaire-international_90a31cfc2fd6dd82c268b85e2d9d920e

Les exigences du Fonds monétaire international (FMI) en matière de rigueur budgétaire ont affaibli les systèmes de santé des pays africains les plus durement frappés par le virus Ebola et ont empêché une réponse coordonnées pour lutter contre l’épidémie. | REUTERS/BAZ RATNER

Les exigences du Fonds monétaire international (FMI) en matière de rigueur budgétaire ont affaibli les systèmes de santé des pays africains les plus durement frappés par le virus Ebola. Elles ont aussi empêché une réponse coordonnées pour lutter contre l’épidémie, affirment des chercheurs du département de sociologie de l’Université de Cambridge, de l’Université d’Oxford et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, dans un article publié lundi 22 décembre sur le site Internet de la revue The Lancet.

Selon ces experts, les programmes de réformes exigés par l’organisation ont ralenti le développement de services de santé efficaces en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, épicentres du virus qui a fait plus de 7 370 morts en un an. Or, une des principales raisons de la rapidité de l’expansion de l’épidémie étant justement « la faiblesse des systèmes de santé dans la région », a souligné le principal auteur de l’étude, le sociologue de Cambridge, Alexander Kentikelenis.

« Les programmes, dont le FMI s’est fait l’avocat, ont contribué aux problèmes de manque de moyens financiers et de personnels et au manque de préparation des systèmes de santé dans les pays frappés par Ebola. »

Les chercheurs ont passé en revue les politiques mises en œuvre par le Fonds monétaire avant l’épidémie en utilisant des données fournies par les programmes de prêts financiers accordés par l’institution entre 1990 et 2014. Ils ont ensuite analysé leurs effets en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Le Liberia élit ses sénateurs malgré Ebola

Les Libériens ont voté samedi 20 décembre pour renouveler la moitié des sièges du Sénat, un scrutin reporté plusieurs fois en raison de l’épidémie d’Ebola qui frappe le pays, le plus touché en Afrique de l’Ouest.

« UN MALENTENDU »
Selon eux, les systèmes de santé ont été affaiblis par les exigences de réformes économiques et de réduction des dépenses publiques et des salaires dans la fonction publique, et de décentralisation des systèmes de santé. « En 2013, juste avant l’éruption d’Ebola, les trois pays ont été confrontés aux directives économiques du FMI, et aucun n’a pu augmenter ses dépenses sociales malgré des besoins pressants dans le domaine de la santé », ont estimé les chercheurs.

Un porte-parole du FMI a rétorqué que le mandat de l’organisation n’incluait pas spécifiquement le domaine de la santé et qu’il était « totalement faux » d’affirmer que la propagation d’Ebola était une conséquence de la politique de l’institution. « De telles accusations sont basées sur un malentendu, et dans certains cas sur une déformation des politiques économiques pratiquées par le FMI », a-t-il poursuivi.

« Depuis 2009, des prêts accordés à des pays à faible revenu l’ont été sans taux d’intérêt ce qui a libéré des ressources disponibles pour des pays désireux de dépenser plus dans les domaines de la santé et de l’éducation », a ajouté le porte-parole. Il a également souligné que le FMI avait fourni une aide financière de 130 millions de dollars en septembre dans le cadre de la lutte contre Ebola et qu’il envisageait de fournir une somme similaire à la Guinée, au Liberia et au Sierra Leone l’année prochaine.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/12/22/les-exigences-du-fmi-ont-affaibli-les-systemes-de-sante-des-pays-africains-frappes-par-ebola_4544492_3212.html#hZBspeBwlZGKupwO.99

Archives

Follow Citoyen du monde on WordPress.com