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Extractivisme: jusqu’où surexploiter la nature?

Source: Jade Lindgaard – Mediapart – 7 avril 2016

Forer du pétrole à 3 km sous le niveau de la mer, faire exploser le sommet des montagnes pour en extraire charbon et minerais, creuser la roche mère à la recherche d’hydrocarbures : ces techniques extrêmes fondent un système de prédation des ressources naturelles sans limite apparente, explique la journaliste et militante Anna Bednik.

C’est un premier effet, modeste, de la COP21 : le congrès que l’industrie pétrolière tenait du 5 au 7 avril à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, à l’invitation du groupe Total, pour étudier les meilleures perspectives de forage d’hydrocarbures en haute mer, le MCE Deepwater Development (MCEDD), a été perturbé par près de 300 militants au nom de la justice climatique (voir une vidéo ici).

Alors que les réserves pétrolières conventionnelles s’épuisent petit à petit, les producteurs d’énergies fossiles investissent dans des sites et des techniques de forage de plus en plus extrêmes, risquées et coûteuses. Cette course aux matières premières, malgré l’argent qu’elle coûte, les désastres écologiques qu’elle cause, la destruction irréversible de lieux de vie et de paysages qu’elle entraîne, porte un nom : l’extractivisme.

Ce n’est pas qu’un sujet d’ingénierie de l’extrême, c’est un véritable système économique, social et idéologique, analyse la journaliste et militante Anna Bednik, qui y consacre un livre : Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances, paru en 2015 aux éditions Passager clandestin.

Elle s’en explique dans cette nouvelle édition du « Champs des possibles », l’émission que Mediapart consacre aux alternatives concrètes et aux refondations théoriques.

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